Article réalisé par notre coach Nicolas Genotte

L’haltérophilie chez le développement du jeune :

🏋️ Idées reçues :

– C’est mauvais pour les articulations

– Ça empêche de grandir / ça détruit la croissance !

– Dangereux et sans intérêt (porter du poids c’est quand même plus idiot que de courir derrière un ballon pas vrai ?)

Bref, je me suis penché sur la question afin d’éclaircir le sujet !

J’ai donc posé des questions à différentes personnes du domaine sportif sur la capitale et effectué moi-même nos propres recherches.

🏋️ Tout d’abord, l’haltérophilie, qu’est-ce que c’est ?

L’haltérophilie est un sport consistant à soulever des poids. Dans sa forme moderne, c’est un sport de force nécessitant également une maîtrise d’une technique particulière, vitesse, souplesse, coordination et équilibre.

En compétition, deux mouvements sont évalués : l’arraché et l’épaulé-jeté.

🏋️ Bien, maintenant que cela est fait. Je vais maintenant attaquer le sujet qui fâche « La pratique de ce sport est-il possible chez les jeunes ? »

Combien de fois n’ai-je pas entendu « Ouais c’est mauvais ça détruit la croissance de porter des poids comme ça, tu te rends pas compte » (ah, on me dit dans l’oreillette que je ne suis pas le seul à soupirer quand j’entends ça, ça fait plaisir !)

🏋️ Venons-en aux faits :

1) Aucun sport n’a d’influence négative sur la croissance d’un enfant. Au contraire, l’haltérophilie pourrait favoriser la croissance : en 2007, Faigenbaum a rapporté que les adolescents haltérophiles élites qui s’entraînent régulièrement avec des charges lourdes ont un niveau de densité minérale osseuse bien supérieur à la moyenne, car les forces musculaires qui agissent sur les os pour réaliser le mouvement voulu peuvent être un stimulus de la formation des os (l’ostéogénèse).

2) D’après plusieurs études, le taux en haltérophilie est moindre comparativement à celles rencontrés dans d’autres sports (rugby, football, basket, tennis,…)

Plusieurs études scientifiques étudiant les blessures dans différentes disciplines sportives permettent d’ailleurs de dire que l’haltérophilie est une pratique sure, peu pourvoyeuse de blessures. Par exemple, une étude publiée en 1999 par une équipe de chercheurs américains, réalisée sur des haltérophiles américains de haut niveau (suivi de 6 ans) révèle un taux de blessure de 3,3 blessures / 1000 heures d’entraînement. A noter que l’étude a également pris en compte les temps de compétition. Le temps d’arrêt d’entraînement après les blessures constatées était le plus fréquemment (pour 90,6% des blessures) inférieur à 1 jour. Il apparaît ainsi que les blessures en haltérophilie sont peu sévères.

A titre de comparaison, des disciplines comment celles du ski révèle jusqu’à des taux de 167 blessures/1000 courses. Pour le football, il a été relevé des taux de 2,5 à 5,6 blessures/1000 heures d’entraînement… mais rien que pour les blessures aux ischiojambiers et occasionnant des absences à l’entraînement allant bien au-delà d’1 mois ! Des taux allant jusqu’à 25,6 /1000 h en football ont été relaté ! Et pourtant on entend beaucoup plus spontanément sortir de la bouche des gens « Mais l’haltérophilie c’est un sport dangereux » que « Le football est un sport dangereux ».

3) Contrairement aux idées reçues, le renforcement des muscles du dos et du tronc que provoque l’haltérophilie permet une prévention des blessures et une diminution du mal de dos chronique.

4) Il est évident que dans les petites catégories (-56kg, -62 kg chez les hommes par exemple), la taille est un facteur de performance. En effet, des physiques moins dense, c’est à dire plus grand pour un même poids ne pourraient pas s’exprimer car ne disposeraient pas d’un support musculaire suffisant. Cependant les catégories les plus élevées permettent à des athlètes plus grands de pouvoir s’exprimer. (Dimitry Klokov, 1m83… ça vous dit quelque chose ?)

🏋️ Mais alors, en quoi est-ce bénéfique pour les enfants ?

– L’haltérophilie fait travailler toutes les articulations et renforce quasiment tous les muscles

– Un apprentissage bien mené constitue un acte de prévention contre les lombalgies chroniques (Dr Renault)

– L’haltérophilie et la pratique gestuelle à charges légères contribuent au développement de la motricité générale de l’enfant (Renault)

– L’haltérophilie développe la force, la vitesse, la coordination et la souplesse

– L’haltérophilie peut être réalisé autant pour les hommes que les femmes. Les règles sont adaptés en fonction du sexe (ex : poids de la barre, catégories de poids, …)

La période la plus efficace pour le développement des qualités de force et de vitesse commence à partir de la mi-puberté. La situation hormonale y est alors à son maximum.

Sources :

https://chfs.be/wp-content/uploads/2017/02/Lhaltérophilie-chez-les-jeunes.pdf

file:///C:/Users/epcs/Downloads/l_’Halt%C3%A9rophilie+chez+les+jeunes%20(1).pdf

http://www.chm-plouhinec.fr/images/bibliotheque/14%20les_prejuges_lies_pratique_haltero.pdf
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3483033/

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